Le football fait-il partie de la culture du Qatar?

© Anne Bernas/RFI

Pour cette 22e édition de la Coupe du monde de football, le Qatar, pays hôte, a mis non sans difficultés les petits plats dans les grands. Cet événement planétaire a-t-il uniquement un objectif économique pour le petit émirat gazier ou bien le ballon rond est-il une réelle passion dans le pays ?

De notre envoyée spéciale au Qatar,

« Bienvenue la Fifa, bienvenue au Qatar ! On t'aime, ô toi notre pays le Qatar ! » En chœur, de jeunes enfants arborant des drapeaux aux couleurs de tous les pays participant au Mondial chantent en anglais et en arabe, à tue-tête, sur de petites embarcations qui naviguent sur l'une des rivières artificielles du nouveau quartier Qanat, au nord de Doha. Il fait plus de 36 degrés, le taux d’humidité est supérieur à 60% mais rien ne les arrête. À part ces jeunes qui tentent de boucler une vidéo pour le jour J, il n'y a d'ailleurs pas un chat dans les rues de la capitale, hormis, comme chaque jour, les travailleurs migrants du BTP.

Dans ces conditions climatiques, on ne peut que se poser la question : comment faire du sport à l’extérieur, et en l’occurrence du foot en plein cœur du désert ? Est-ce que le ballon rond est ancré dans la culture qatarienne au même titre que les courses de dromadaires ou est-ce juste une opportunité ?

« Il y a une passion pour le football au Qatar », affirme sans ambages Raphaël Le Magoariec, doctorant au sein de l’équipe Monde arabe et Méditerranée (EMAM) de l’université de Tours et chercheur en politiques sportives des pays du Conseil de coopération du Golfe. Une culture et une passion certes plus récentes que dans d’autres pays, mais qui ont tout de même un passif.

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