Football : Carlo Ancelotti redevient entraîneur du Real Madrid

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L'entraîneur italien Carlo Ancelotti a été nommé pour trois ans à la tête du Real Madrid, a annoncé le club mardi. Il avait déjà occupé le poste avant d'en être évincé en 2015.

Six ans après, Carlo Ancelotti de retour à Madrid. L'entraîneur italien, vainqueur avec la "Maison blanche" de la Ligue des champions 2014, a été nommé pour trois ans à la tête du Real Madrid, en remplacement de Zinédine Zidane, a annoncé mardi 1er juin le club espagnol.

Avec la signature d'Ancelotti pour trois saisons, qui sera officielle mercredi selon le club, la "Maison blanche" aura mis moins d'une semaine à tourner la page "Zizou". Le Français avait décidé, jeudi 27 mai, de quitter son club de cœur, regrettant le manque de confiance de ses dirigeants au fil d'une saison moins aboutie que son premier mandat (2016-2018).

Au moins "Carletto" n'est-il pas rancunier : débauché d'Everton, l'Italien s'apprête à retrouver le président madrilène Florentino Pérez, qui l'avait évincé sans ménagement en 2015... un an seulement après la conquête de la "Decima", la dixième C1 de la riche histoire merengue !

"Le Real Madrid communique que Carlo Ancelotti sera le nouvel entraîneur de l'équipe première pour les trois prochaines saisons", est-il écrit dans le bref communiqué du club, que l'Italien avait déjà entraîné deux saisons (2013-2015).

Ancelotti était pourtant sous contrat jusqu'en 2024 avec Everton, mais l'autre club de Liverpool n'a apparemment pas réussi à retenir le "Mister", dont l'épouse est d'origine espagnole et qui apprécie la vie madrilène.

Un signe d'apaisement

Le retour de Carlo Ancelotti (61 ans) pour succéder à Zidane, son ancien adjoint (2013-2014), est en tout cas un signe d'apaisement envoyé aux stars merengues : les poids lourds du vestiaire verront d'un bon œil d'être à nouveau dirigés par ce technicien bienveillant, adepte comme "ZZ" d'un management protecteur, plutôt que la gestion brutale et clivante d'un Antonio Conte, autre prétendant cité pour le banc merengue.

Lors de ses deux premières saisons au Real, Ancelotti a laissé une excellente image parmi les supporters et les joueurs, parmi lesquels Karim Benzema, Raphaël Varane, Marcelo ou Casemiro figurent toujours dans l'équipe.

Le natif d'Émilie-Romagne avait réussi l'exploit de pacifier un effectif échaudé par les orages de l'ère José Mourinho (2010-2013). Mais l'appui de son vestiaire n'avait pas suffi à sauver sa tête au terme d'une deuxième saison conclue sans trophée majeur, pas plus que le soutien des "socios" (supporteurs-actionnaires) du club, favorables à 73 % au maintien de l'Italien selon un sondage diffusé à l'époque par le quotidien sportif Marca.

Pour ramener le Real sur le devant de l'affiche, "Carletto" devra rebâtir l'effectif malgré les difficultés financières du Real, plombé par la pandémie de Covid-19, engagé dans un éphémère projet de "Super ligue" privée et accaparé par l'onéreuse rénovation du stade Santiago-Bernabeu.

Il faudra voir s'il est soutenu dans cette entreprise par Pérez et les dirigeants madrilènes, très critiqués lundi par Zidane dans une lettre ouverte : "Je m'en vais car je sens que le club ne me donne pas la confiance dont j'ai besoin, ne m'offre pas le soutien (nécessaire) pour construire quelque chose à moyen ou long terme", a lancé "Zizou".

Quoi qu'il en soit, Ancelotti connaît déjà sa première recrue : le défenseur international autrichien David Alaba, qu'il a côtoyé un an au Bayern Munich. L'une des nombreuses escales à succès de ce globe-trotter du football européen.

Avec AFP

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