Foot - ITA - Coronavirus - Italie : la Fédération craint que la saison ne puisse s'achever

L'Equipe.fr

Le président de la Fédération italienne de football, Gabriele Gravina, redoute que la mise en quarantaine d'une équipe durant 14 jours, en cas de test positif de l'un de ses joueurs au Covid-19, ne permette pas à la Serie A de se terminer. Elle doit redémarrer le 20 juin. Alors que la reprise de la Serie A est actée (le 20 juin), la Fédération italienne de football (FIGC) craint toujours que la saison ne puise se termine en raison des règles de mise en quarantaine des joueurs infectés par le Covid-19. Dans la plupart des pays où le football a redémarré, comme en Allemagne, le règlement veut que, lorsqu'un joueur est testé positif, il doit être mis en quarantaine, mais ses coéquipiers peuvent continuer à s'entraîner et à jouer, à condition bien sûr qu'ils soient négatifs. Or, en Italie, le gouvernement a décidé que ce serait toute l'équipe qui serait mise en quarantaine, pendant 14 jours. « Cela crée de l'anxiété pour l'ensemble du football, a déclaré le président de la FIGC, Gabriele Gravina, ajoutant qu'il avait demandé au ministre des Sports, Vincenzo Spadafora, de reconsidérer la règle si le nombre de nouveaux cas en Italie continuait de baisser. Il existe des règles claires qui vous permettent de poursuivre l'activité, en isolant (uniquement) un athlète ou un membre du personnel. » Le nouveau calendrier prévoit de disputer deux matches par semaine, du 20 juin au 2 août, pour pouvoir terminer la saison, et une mise en quarantaine de 14 jours risquerait de le rendre impossible. Le classement du Championnat d'Italie Gravina a proposé un certain nombre de solutions alternatives, qui incluent un système de play-offs ou de geler les positions actuelles, mais aucune n'a été bien reçue.
La semaine dernière, il a même eu l'idée d'utiliser un algorithme, basé sur la performance des équipes à domicile et à l'extérieur, pour calculer leur total de points à la fin du championnat. Cela a également suscité de nombreuses critiques.