Foot: Aulas pas candidat à la succession de Le Graët à la FFF

Le patron de l'OL Jean-Michel Aulas n'est pas candidat à la présidence de la Fédération française de football (FFF) après la mise à l'écart mercredi de Noël Le Graët, a-t-il annoncé jeudi, qualifiant le retrait du Breton de "solution la plus adaptée" devant une "situation intenable".

Aulas, membre du comité exécutif de la FFF et cité parmi les potentiels successeurs de Le Graët, a rejeté cette hypothèse au micro de France Info, au lendemain d'un "Comex" extraordinaire qui a mis sur la touche le dirigeant (81 ans), en poste depuis 2011, jusqu'à la publication d'un rapport d'audit commandé par le ministère des Sports.

"J'ai été interpellé, j'ai répondu que le seul poste qui m'intéressait était celui de président de la Ligue féminine", a répondu Aulas, très impliqué notamment dans la section féminine de l'Olympique lyonnais. "Il faut savoir déléguer et donner de son temps dans les sujets prioritaires et, pour moi, le développement du foot féminin est à la hauteur de mes ambitions."

Âgé de 73 ans, Aulas a récemment cédé le contrôle de son club au magnat américain John Textor, tout en conservant la présidence pendant "au moins trois ans". Un passage de témoin qui a pu nourrir les spéculations sur les ambitions d'Aulas, car la propriété d'un club n'est pas compatible avec la présidence de la FFF.

En 2020, Le Graët lui-même avait désigné Aulas comme un possible successeur, le décrivant comme "un excellent candidat". "Le moment n'est pas venu", avait alors répondu Aulas.

Le patron de l'OL figurait en 2021 sur la liste de Le Graët lors de sa réélection, de même que le président strasbourgeois Marc Keller, autre héritier potentiel, à condition lui aussi de céder ses parts dans son club.

En attendant les conclusions de l'audit diligenté par le ministère des Sports, la présidence par intérim de la FFF est assurée par Philippe Diallo.

Avant sa mise à l'écart mercredi, la pression autour de Noël Le Graët, cible d'une accumulation de polémiques, comme ses propos à l'emporte-pièce visant Zinédine Zidane ou la diffusion d'un témoignage sur ses présumés comportements sexistes, était devenue trop forte, a estimé Aulas sur France Info.

"La situation était devenue intenable, pour l'ensemble du foot français, les membres de la Fédération et pour Noël Le Graët, un homme tout à fait respectable jusqu'à ce que ces scandales arrivent par le biais de la parole publique. Le statu quo n'était plus une option", a fait valoir "JMA", disant attendre la remise fin janvier de l'audit, qu'il a décrit comme "un rapport extrêmement construit".

jed/kn/gk