La fonte des glaciers évaluée de plus en plus précisément

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Grace aux observations satellitaires, une équipe internationale a pu mesurer précisément la fonte des glaciers partout dans le monde. Ce sont actuellement les principaux contributeurs à la hausse du niveau de mer devant les glaces des pôles Nord et Sud.

500.000 images. C’est la moisson récoltée en vingt ans par , l’instrument clé pour la mesure de la cryosphère, les zones glacées à la surface de la planète. Et c’est cette masse de données qu’une équipe internationale dirigée par le ) a exploité pour obtenir l’évaluation la plus précise de l’état de ces 220 000 langues de glace érodant les montagnes partout dans le monde que vient de publier .

Pas de surprise : tous fondent. Leur contribution à la montée du niveau des mers est même actuellement majeure. “Leurs volumes d’eau partant à la mer représentent 267 milliards de tonnes par an, contre 200 milliards pour l’inlandsis du Groenland et 130 milliards pour celui de l’Antarctique”, résume Étienne Berthier, chercheur au Legos et co-auteur de l’article. Ces pertes sont d’autant plus impressionnantes que la surface totale des glaciers n’est que de 700 000 km² (soit un peu plus que la France, 551 000 km²) alors que celle du Groenland est de 2 millions de km² et celle de l’Antarctique de 13 millions de km². Les 267 milliards de tonnes relâchées en moyenne tous les ans entre 2000 et 2019 pourraient recouvrir la surface de la France tous les ans sous un mètre d’eau. Les glaciers sont ainsi responsables de 20% des 0,74 mm annuels de la hausse du niveau des mers, les 80% restant provenant pour moitié de la dilatation des océans du fait d’une température de l’eau plus élevée et de la contribution des calottes glaciaires nord et sud.

Les précipitations les engraissent, la chaleur les amaigrit

Les glaciers ne sont pas tous logés à la même enseigne. Ceux situés à la périphérie de l’Antarctique et du Groenland résistent mieux que les glaciers des Alpes, de l’Alaska et d’Islande. “Ce sont ceux qui sont situés en régions subpolaires et subissant des influences océaniques qui perdent le plus de masse”, poursuit Étienne Berthier. La vitesse de fonte n’est cependant pas corrélée à la contribution à la hausse du niveau des mers. Ainsi, les glaciers alpins sont parmi ceux qui fondent le [...]

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