Le fonds souverain de la Norvège a perdu 115 milliards d’euros

Bohineust, Armelle
Le fonds souverain est placé sous la tutelle de la banque centrale norvégienne, à Oslo. / Gwladys Fouche/REUTERS

Le fonds le plus riche du monde ne pèse plus que 875 milliards d’euros. Il subira d’autres «fluctuations importantes» dans les semaines à venir.

L’effondrement des marchés boursiers coûte cher au fonds souverain de Norvège, le plus riche du monde. Depuis début 2020, il a perdu 115 milliards d’euros (1 330 milliards de couronnes) et ne pèse plus que 875 milliards d’euros. En cause, le plongeon de 23 % de l’ensemble de ses placements en actions, qui représentent les deux tiers du portefeuille.

D’autres «fluctuations importantes» sont prévisibles dans les semaines à venir, a prévenu le responsable du fonds, Yngve Slyngstad. En attendant, cette perte n’efface pas totalement le gain historique de 1 692 milliards de couronnes, en hausse de 20 % par rapport à 2018, engrangé l’an dernier, a-t-il souligné. Ce gain était dû à «des rendements boursiers positifs sur tous ses principaux marchés et dans tous les secteurs».

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À l’inverse, la crise du coronavirus a entraîné d’importantes disparités au sein des placements du fonds: les valeurs pétrolières ont lâché 45 % et le secteur technologique 14 %. Les investissements en obligations et dans l’immobilier, qui constituent le reste du portefeuille, ont quant à eux affiché un rendement à peu près nul depuis le début de l’année.

Créé en 1990 pour faire fructifier les revenus pétroliers de l’État au profit des générations futures, le fonds souverain norvégien est l’un des plus importants investisseurs de la planète avec des participations dans plus de 9 200 entreprises. Il détient l’équivalent de 1,5 % de la capitalisation mondiale. Ses plus grosses participations concernent notamment Apple, Microsoft, Nestlé, Amazon et Alphabet, maison mère de Google. Le fonds, qui revendique des choix de placements éthiques, a diminué l’an
dernier, sans pour autant sortir du secteur, ses participations dans les compagnies pétrolières.



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