Fonderie de Bretagne : près de 2 000 personnes manifestent à Hennebont

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Des syndicalistes de la Fonderie de Bretagne (Renault), dont Maël Le Goff au centre, rassemblés devant la sous-préfecture de Lorient le 10 mai, après deux semaines de blocage de l’usine.
Des syndicalistes de la Fonderie de Bretagne (Renault), dont Maël Le Goff au centre, rassemblés devant la sous-préfecture de Lorient le 10 mai, après deux semaines de blocage de l’usine.

« Stop à la délocalisation. » Entre 1 200 et 2 000 personnes ont défilé, ce samedi 29 mai, dans les rues d'Hennebont (Morbihan), près de Lorient. Objectif : défendre la Fonderie de Bretagne, mise en vente par le groupe Renault et bloquée depuis plus d'un mois par ses salariés. La préfecture du Morbihan a fait état de 1 200 manifestants, sans signaler d'incident.

De son côté, la CGT a décompté 2 000 personnes à cette manifestation, ouverte par des banderoles « La Fonderie de Bretagne doit vivre » et « Fondeur oui, chômeur non ». « La population était là, les élus locaux de tous bords sont venus. C'est une photo un peu rare qu'on n'est pas près de revoir. Tout le monde a conscience de la situation », a déclaré Maël Le Goff, délégué CGT du site de Caudan, près de Lorient, à l'Agence France-Presse.

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Le 11 mars dernier, Renault a annoncé la mise en vente de l'usine afin de « garantir un avenir au site et d'y pérenniser les emplois ». Les syndicats demandent, eux, à rester dans le groupe Renault et le retour à Caudan de volumes de production qui ont été délocalisés à l'étranger. Héritière des Forges d'Hennebont, créées en 1860, la Fonderie de Bretagne est implantée depuis 1965 à Caudan, où elle emploie environ 350 salariés.

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