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Le fondateur de BarakaCity doit être jugé pour cyberharcèlement et injure publique

Justice - AFP
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Le président de l'ONG musulmane BarakaCity, Driss Yemmou, dit Idriss Sihamedi, soupçonné de harcèlement en ligne envers une ex-journaliste de Charlie Hebdo sera jugé deux fois par le tribunal correctionnel de Paris pour cyberharcèlement et pour injure publique, a appris l'Agence France-Presse (AFP) ce vendredi auprès du parquet de Paris.

Placé en garde à vue mercredi, une semaine après avoir été interpellé pour des faits similaires, Idriss Sihamedi a été présenté à un magistrat "afin de se voir remettre une convocation par procès-verbal devant le tribunal correctionnel du chef de harcèlement" en ligne.

Le parquet de Paris a requis son placement sous contrôle judiciaire pour ces faits, qui doivent être jugés le 18 décembre.

Idriss Sihamedi a également "fait l'objet d'une convocation par officier de police judiciaire du chef d'injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique", a ajouté le parquet de Paris. L'audience devant la chambre de la presse est prévue en janvier.

Deux enquêtes

Le président de l'association caritative, régulièrement accusée de proximité avec l'islam politique et visée par une procédure de dissolution, s'était présenté mercredi matin à la police judiciaire parisienne pour être entendu dans le cadre d'une enquête du parquet de Paris après la plainte de Zineb El Rhazoui, ex-collaboratrice du journal satirique.

Joint par l'AFP, l'avocat de Idriss Sihamedi a fustigé "le caractère temporel de cette garde à vue, qui n'a pas permis au président de préparer utilement les observations en réponse à la dissolution de BarakaCity", initiée mardi soir par le gouvernement.

"Pour le reste, je ne commenterai pas davantage cette affaire: en ce moment la personne de Idriss Sihamedi n'est pas le plus important, c'est le devenir d'une association qui vient en aide à deux millions de défavorisés dans le monde", a ajouté Me Samim Bolaki.

La semaine dernière, Idriss Sihamedi avait été placé en garde à vue dans l'Essonne dans le cadre d'une autre enquête pour harcèlement en ligne, cette fois après la plainte le 18 septembre d'une chroniqueuse de la radio RMC, Zohra Bitan. Elle faisait état de "120 tweets diffamatoires" publiés sur son compte Twitter par Idriss Sihamedi.

Ce dernier avait pris à partie les deux femmes, à qui il reproche leurs critiques de l'islam dans les médias. Dans l'affaire liée à Zohra Bitan, il a été libéré sous contrôle judiciaire le 15 octobre et est convoqué au tribunal correctionnel d'Evry le 4 décembre.

Article original publié sur BFMTV.com