Le fondateur américain de Blackwater a violé l’embargo sur les armes en Libye

Source AFP
·1 min de lecture
L'opération mise en place par Erik Prince en Libye se chiffrait à 80 millions de dollars. (Illustration)
L'opération mise en place par Erik Prince en Libye se chiffrait à 80 millions de dollars. (Illustration)

Le fondateur de la sulfureuse société de sécurité privée Blackwater, Erik Prince, pourrait faire face à des sanctions après que ce farouche partisan de l'ancien président américain Donald Trump a violé un embargo de l'ONU sur les armes en Libye, selon un rapport confidentiel révélé vendredi 19 février dans la presse. Les quotidiens New York Times et Washington Post ont eu accès à ce rapport de 121 pages compilé par des enquêteurs de l'ONU pour le Conseil de sécurité.

Selon lui, Erik Prince a envoyé des mercenaires étrangers et des armes à Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye, alors qu'il tentait de faire chuter le gouvernement libyen soutenu par la communauté internationale en 2019. Cette opération, d'un montant de 80 millions de dollars, prévoyait la formation d'un commando pour traquer et tuer de hauts responsables libyens, dont certains potentiellement détenteurs de passeports européens, rapporte le New York Times.

Erik Prince encourt une interdiction de voyager

Erik Prince, qui est aussi le frère de l'ancienne ministre de l'Éducation Betsy DeVos, est le fondateur de la société de sécurité privée Blackwater, dont quatre ex-agents reconnus coupables du meurtre de 14 civils irakiens en 2007 à Bagdad, ont été graciés par Donald Trump en décembre 2020. Les accusations du rapport pourraient conduire à des sanctions à l'encontre de Erik Prince, dont une interdiction de voyager, selon le Times.

À LIRE AUSSIL'ex-numéro un des mercenaires américains veu [...] Lire la suite