Fonctionnaire de police tuée à Rambouillet : l'enquête se poursuit

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Le procureur antiterroriste fait le point dimanche sur l'attaque menée par un Tunisien, inconnu des services de renseignement, vendredi à Rambouillet. 

Le procureur antiterroriste fait le point dimanche sur l'attaque menée par un Tunisien inconnu des services de renseignement, «dépressif» selon sa famille, qui a tué une policière à Rambouillet. Cette nouvelle attaque à l'arme blanche, qui survient après trois attentats jihadistes en quelques semaines à l'automne, a replacé la lutte contre la menace terroriste en haut de l'agenda gouvernemental.

Jean-François Ricard, procureur national antiterroriste, doit tenir une conférence de presse dimanche à 11H30 au tribunal judiciaire de Paris pour livrer des détails sur l'enquête après l'attaque meurtrière perpétrée par Jamel Gorchene, un ressortissant tunisien de 36 ans.

Ce chauffeur-livreur a poignardé vendredi à la gorge une fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, Stéphanie M., dans l'entrée du commissariat de Rambouillet (Yvelines) où elle travaillait au secrétariat. L'assaillant a ensuite été abattu par un policier.

Des "individus inconnus des services de renseignement"

L'homme, qui aurait effectué des «repérages» avant d'assassiner l'agente administrative, aurait crié «Allah Akbar» au moment de son attaque, selon des témoins.

Dans son téléphone portable, les enquêteurs ont découvert des «nasheeds», ces chants religieux musulmans désormais utilisés par la propagande jihadiste. Et son mode opératoire correspond aux appels récurrents du groupe Etat islamique (EI) à s'attaquer aux forces de l'ordre.

Jamel Gorchene «n'avait pas été porteur de menaces, on n'avait pas détecté de signes de radicalisation», a souligné sur BFMTV le coordonnateur national du renseignement Laurent Nuñez. Il fait partie de ces «individus inconnus des services de renseignement, qui sont très isolés, n'ont pas de relations avec d'autres individus(...)


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