La fonction publique, mauvais élève en matière de télétravail

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A ce stade du reconfinement, seul un fonctionnaire sur trois est en capacité de télétravailler, un chiffre très inférieur à celui du premier confinement. Si la pratique devrait augmenter selon le gouvernement, elle se heurte à une culture du travail à distance complètement absente de la fonction publique.

Le télétravail n'est "pas une option", il doit être "la règle". Les propos de la ministre du Travail Élisabeth Borne prononcés la semaine dernière, au lendemain de l'annonce du reconfinement, sont parfaitement clairs. Pourtant, le gouvernement se heurte à une poignée d’entreprises réfractaires. Il s’apprête donc à durcir le ton, avec notamment des sanctions qui pourraient tomber dès la semaine prochaine.

Mais parmi les mauvais élèves, il y en a un qui se fait plutôt discret : la fonction publique. Pour l'heure, seul un fonctionnaire sur trois est en mesure de travailler à distance, partiellement ou complètement. Un chiffre très inférieur à celui du premier confinement contre le coronavirus.

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"Une marge de progression"...

À cette période, près de la moitié des agents pouvaient télétravailler. L’autre moitié était évidemment, et c’est toujours le cas, composée des agents dont les activités ne sont pas réalisables en télétravail, les personnels des hôpitaux ou encore les policiers par exemple. Mais il y a "une marge de progression", reconnaît-on dans l’entourage d’Amélie de Montchalin.

La ministre de la Fonction publique a pourtant publié une circulaire à ce sujet, rappelant que le télétravail n’était pas réservé aux entreprises du privé et que les administrations devaient, elles aussi, s’y mettre. Sauf qu’à la différence du premier confinement, les guichets des services publics sont cette fois ouverts, ce qui fait logiqu...


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