Le Foll : « Une candidature unique de la gauche n’est pas faisable »

Par Jacques Paugam
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Stéphane Le Foll, ministre de l'Agiculture et porte-parole du gouvernement, sur le perron de l'Élysée, à Paris, le 12 avril 2017.
Stéphane Le Foll, ministre de l'Agiculture et porte-parole du gouvernement, sur le perron de l'Élysée, à Paris, le 12 avril 2017.

Il était le premier des hollandais, le porte-parole sans langue de bois, un ministre de l'Agriculture au record de longévité. Un caractère et la silhouette, 1,90 m au garrot, qui l'accompagne. Une tête dure à la bretonne ? il le parle couramment ? et le socialisme en héritage, chevillé à l'âme et au corps. Stéphane Le Foll est un retraité de la politique nationale très actif, de surcroît maire du Mans.

Grand perdant du congrès qui l'oppose à Olivier Faure en 2018, déçu par l'alliance avec le mouvement Place publique aux élections européennes, c'est d'idéal dont le Menhir a aujourd'hui besoin. Problème, il y a quelque chose de pourri au royaume du Parti socialiste. Manque criant d'idées, alliances de circonstance, ligne politique aux électeurs absents ? Pire, veut croire Stéphane Le Foll : la sincérité n'y est pas. Candide, monsieur le ministre ? Pour Le Point, l'ancien directeur de cabinet de François Hollande à Solférino dresse l'inventaire de toutes les gauches à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle. Résultat ? Le compte n'y est pas.

Le Point : Un sondage réalisé par Ipsos-Sopra Steria pour L'Obs montre qu'une gauche unie, d'EELV au PS, réunit près de 16 % au premier tour. Est-ce un motif d'espoir ?

Stéphane Le Foll : C'est surtout un motif d'inquiétude. Quand je vois que la gauche rassemblée, Jean-Luc Mélenchon compris, est à moins de 30 % pour une élection, je me dis que cette gauche-là est faible, qu'elle a plus un problème de messages que d [...] Lire la suite