"A la folie" : la romancière Joy Sorman en immersion chez les "fous"

Laurence Houot
·1 min de lecture

Joy Sorman aime s'immerger dans les mondes avant de prendre la plume. Elle avait plongé dans celui de la viande, des bouchers, des abattoirs pour Comme une bête (Gallimard, 2012). En 2014, elle s'était glissée dans La peau de l'ours (Gallimard, 2014) et la même année avait couché sur le papier une expérience immersive dans une fabrique de literie avec Lit national, publié aux éditions Le bec en L'air.

Son dernier livre, A la folie, publié le 3 février aux éditions Flammarion, est la restitution dans une forme littéraire de son immersion dans deux unités psychiatriques "quelque part en France".

"Pendant un an, tous les mercredis"

"Pendant un an, tous les mercredis, l'autorisation m'a été accordée de circuler librement dans le pavillon 4B qui comprend douze lits et une chambre d'isolement", commence la romancière, qui s'est invitée dans le quotidien des patients et des soignants. Ceux qui ne font que passer, ceux qui ont pris racine. Elle y croise (tous les noms ont été modifiés) Franck, 40 ans, "bien connu au pavillon 4B, il y fait des séjours réguliers depuis plus de vingt ans", Maria, "la sorcière aux pieds nus", le "splendide Youcef", mais aussi Robert, le doyen, Julia, Jules, Esther ou encore les infirmiers, Barnabé et Catherine, Adrienne, l'agent de service hospitalier (ASH), "trente-cinq ans de métier" et son incommensurable patience, et Sarah et Eva, médecins psychiatres.

"Souvent j'aurais voulu être plus discrète, souple et instinctive comme le lynx, être (...)

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