"Une fois que la pression militaire va baisser, ils risquent de revenir" : la bataille lancée contre les jihadistes en Syrie ne signe pas la fin de Daech

franceinfo
Si l'ultime poche du groupe État islamique en Syrie est sur le point d'être prise, la bataille ne signera pas la fin de l'organisation terroriste dans la région, selon le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès de l'Onu, et Wassim Nasr, journaliste à France 24 spécialiste des réseaux jihadistes.

Ce n’est peut-être pas la fin de l’Etat islamique à proprement parler, mais le compte à rebours a été lancé pour la disparition de son armée et de son califat : samedi les avions de la coalition ont repris les bombardements sur la dernière poche de l’état islamique. L'assaut final signe-t-il pour autant la fin du califat ?

>> VIDEO. En Syrie, l'assaut final contre les jihadistes est lancé

Invités lundi sur franceinfo pour en débattre, le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès de l'Onu, et Wassim Nasr, journaliste à France 24 spécialiste des réseaux jihadistes, font part de leurs doutes.


franceinfo : L'assaut sonne-t-il le glas de l'État islamique ?

Dominique Trinquand : C'est la dernière bataille pour le territoire homogène, c'est-à-dire tenu par Daech, avec 500, 600 combattants à peu près. Maintenant il reste trois menaces essentielles. D'abord, certains ont réussi à s'exfiltrer depuis Deir Ezzor [près de la frontière irakienne], dans la zone désertique en direction de Palmyre. Ensuite, on ne parle plus de la zone d'Idleb mais elle contient un certain nombre de radicaux, notamment de Daech, qui ont été évacués de différentes poches et qui sont là-bas. Et si les combats reprennent parce qu'il y a eu une pause pendant un petit moment pour permettre en particulier à des familles de s'exfiltrer, les familles ne sont pas forcément moins dangereuses : des femmes (...)

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