En Italie, le Premier ministre Mario Draghi a démissionné

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Cette fois, Mario Draghi a vraiment démissionné
Cette fois, Mario Draghi a vraiment démissionné

Cette fois, Mario Draghi a vraiment démissionné

ITALIE - C’est désormais acté, Mario Draghi n’est plus le chef du gouvernement italien. L’ancien président de la Banque centrale européenne (BCE) a remis, ce jeudi 21 juillet au matin, sa démission au président Sergio Mattarella, au lendemain de l’implosion de sa coalition d’unité nationale au Parlement, a annoncé la présidence.

Mario Draghi “a réitéré sa démission et celle de son gouvernement”, a indiqué ce jeudi le secrétaire général de la présidence. Le président italien a pris acte la démission, après l’avoir refusée une première fois le 14 juillet dernier. “Le gouvernement reste en place pour la gestion des affaires courantes”, précise la présidence.

Il faut “un nouveau pacte de confiance, sincère et concret”, a lancé Mario Draghi mercredi soir dans une dernière tentative de ressouder ses troupes, en vain. Déjà fragilisé, il a fait face mercredi soir à la défection de trois partis majeurs de sa coalition lors du vote confiance: Forza Italia, le parti de droite de Silvio Berlusconi, la Ligue, la formation d’extrême droite de Matteo Salvini, et la formation populiste Mouvement 5 Etoiles (M5S).

Après cette annonce, Emmanuel Macron a salué en Mario Draghi “un grand homme d’Etat italien”, “un partenaire de confiance” et “un ami de la France”.

“Je salue son engagement sans faille à réformer son pays”, a aussi ajouté le président français dans un communiqué, estimant que le “travail” effectué par Mario Draghi “constitue une base très solide, sur laquelle l’Italie pourra s’appuyer dans les mois et années à venir”.

Une coalition sur une ligne de crête

En février 2021, Mario Draghi avait accepté l’offre du président de la République de devenir chef du gouvernement afin de sortir l’Italie de la crise sanitaire, politique et économique et de négocier avec Bruxelles un plan de relance européen dont le pays a reçu la part du lion.

Figure respectée se plaçant au-dessus des partis, il s’est révélé un redoutable manœuvrier qui a su diriger le pays à la tête d’une coalition marchant sur une ligne de crête en rassemblant des partis antagonistes, de l’extrême droite à la gauche.

Les frictions avec les formations de sa majorité n’ont cependant pas manqué, que ce soit le M5S ou la Ligue de Matteo Salvini (anti-immigration), et la corde a fini par céder. Se voyant en “grand-père au service des institutions”, il avait déjà donné de premiers signes de lassitude en décembre dernier lorsqu’il briguait le poste de chef de l’Etat. Les partis de sa coalition ont fait barrage, une expérience qui l’a rempli d’amertume.

Son leitmotiv était pourtant de “ne jamais abandonner”, comme il avait confié à la presse peu avant de passer la main à Christine Lagarde à la tête de la BCE en octobre 2019, à l’issue d’un mandat agité. Pour Benoît Coeuré, ancien membre du directoire de la BCE, Mario Draghi “a un sens profond du service public et du devoir”.

Mais il s’apprête à quitter le navire à un moment où l’Italie fait face au choc de la guerre en Ukraine, affronte une nouvelle vague de Covid, doit préparer le budget 2023 et mettre en place toutes les mesures réclamées par Bruxelles pour bénéficier des quelque 200 milliards d’euros octroyés à Rome dans le cadre du dispositif de l’UE.

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