Le FN s'emballe sur la rumeur d'un abandon de Macron en plein débat

Romain Herreros
Le FN s’emballe après la rumeur d’un possible abandon de Macron pendant le débat

POLITIQUE - Polémique à peu de frais, mode d'emploi. Ce mardi 2 mai, à la veille du débat d'entre-deux tours, Camille Langlade, journaliste au service politique de BFMTV, a prononcé la phrase qui allait faire l'après-midi de l'état major du Front national. "Emmanuel Macron menace: s'il sert de punching ball à Marine Le Pen, il quittera le plateau au bout d'une demi-heure", a-t-elle affirmé.

Cette citation, extraite du contexte dans lequel elle a été prononcée, a été immédiatement reprise par plusieurs cadres frontistes, dont Florian Philippot qui a été très réactif, prenant cette déclaration comme une information vérifiée. "Il compte partir bouder aussi pendant les négociations avec des chefs d'État", a ironisé le numéro 2 du Front natioal.

Quelques instants plus tard, c'est la candidate du Front national, en personne, qui a surfé sur la polémique naissante. "Si M. Macron ne se sent pas à l'aise, il peut toujours demander à François Hollande de venir lui tenir la main, je ne m'y opposerai pas", a taclé Marine Le Pen, authentifiant ses propos en signant son tweet avec ses initiales.

Problème, personne dans l'entourage ne confirme que le candidat d'En Marche! compte adopter une telle stratégie. "Emmanuel Macron a blagué en disant qu'il souhaitait que la dignité du débat soit assurée", explique au HuffPost l'entourage du candidat, précisant qu'un débat qui tournerait au pugilat "ne l'intéressait pas". Le résumé de ce bad buzz dans la vidéo en tête d'article.

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