Le FMI table sur une récession mondiale plus que sévère que prévu

Le Fonds monétaire international a annoncé, ce mercredi 24 juin, qu'il prévoyait désormais cette année une contraction du PIB mondial de 4,9% contre 3% en avril. Toutes les régions du monde sont concernées par les projections pessimistes de l'institution financière.

Les perspectives économiques établies par le Fonds monétaire international sont plus sombres que prévu. La reprise sera beaucoup plus lente qu'espérée. Le FMI table désormais sur une contraction du produit intérieur brut mondial de 4,9%, contre 3% en avril.

Menace de catastrophe sociale

Derrière ces chiffres, une catastrophe sociale menace les États. La crise entraînera de nombreuses faillites et un chômage de masse. Si les mesures de chômage partiel ont permi de limiter les licenciements en Europe, les États-Unis ont vu bondir leur taux de chômage à plus de 13%.

Certains secteurs sont plus touchés que les autres, comme les services ou l'aérien. Dans l'industrie ou la construction , les entreprises doivent composer avec des restrictions sanitaires. L'année prochaine, la reprise devrait être moins soutenue qu'initialement prévu, soit 5,4%. À condition qu'une deuxième vague de coronavirus ne frappe pas d'ici là.

Aucun pays n'échappe au pessimisme ambiant. À commencer par la Chine, d'où est parti fin 2019 le coronavirus. La croissance du géant asiatique pourrait être de 1%, cette année, loin des 6,1% réalisés précédemment. La crise est encore plus catastrophique pour les États-Unis. La première puissance du monde verra son économie s'effondrer de 8%.

Partout ailleurs dans le monde les chiffres sont catastrophiques : - 10,2% en zone euro, - 9,4% en Amérique latine et aux Caraïbes. L'Afrique subsaharienne ne sera pas épargnée avec un recul du PIB de 3,2%. Deux pays sont particulièrement touchés : le Nigeria et l'Afrique du Sud.

Aider les plus démunis

Une étroite coopération multilatérale demeure indispensable pour faciliter la reprise, estime le FMI. Une reprise qui sera sans doute longue et poussive. Et, pour qu'une telle catastrophe ne se reproduise pas, la communauté internationale devra constituer des stocks mondiaux de biens essentiels et d'équipements de protection. Elle devra financer la recherche, consolider les systèmes de santé publique, mais surtout aider les populations les plus démunies.

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