Le FMI recommande de taxer davantage les riches pour aider les pays les plus frappés par la crise

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Que doivent faire les États pour se relever de la crise économique engendrée par l'épidémie de Covid-19 ? Taxer davantage les riches et les grandes sociétés. C'est la recommandation du Fonds monétaire international dont les dirigeants sont réunis depuis ce mercredi 7 avril pour leur assemblée annuelle avec la Banque mondiale. Le FMI appelle à mettre en place une fiscalité provisoire sur les revenus les plus élevés pour aider les gouvernements à soutenir les plus vulnérables.

« La pandémie a accru les inégalités », a rappelé ce mercredi Paolo Mauro, responsables des affaires budgétaires au FMI. La lumière au bout du tunnel dessinée par les économistes ne sera une réalité que pour une minorité. Il faut donc « mobiliser des recettes fiscales supplémentaires » pour que les États les investissent dans la santé, l'éducation, et les filets de sécurité sociale.

Et pour y arriver, le FMI recommande, comme il l'avait fait en octobre, d'appliquer une fiscalité provisoire sur les revenus les plus élevés. Le FMI appelle à augmenter à la fois l'impôt des particuliers les plus riches comme les impôts sur les sociétés. Ce qui reviendrait, selon Paulo Mauro du FMI, à inverser une tendance ancienne qui a favorisé la multiplication des niches fiscales.

Des propos qui font écho à ceux de la secrétaire américaine au Trésor. Cette semaine, Janet Yellen s'est dite en faveur d'un accord sur l'imposition d'une fiscalité minimale mondiale. Dans le collimateur, des sociétés comme les géants des nouvelles technologies, comme Amazon. Ils ont très nettement augmenté leurs bénéfices pendant que les populations étaient cloîtrées chez elles.

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