Floutage des policiers : le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sème le trouble

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Gérald Darmanin perturbe la majorité. En défendant vendredi matin la proposition de loi Sécurité globale, le ministre de l'Intérieur a eu une interprétation du controversé article 24… qui ne correspond pas tout à fait à celle du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée. Sur Franceinfo, il a déclaré : "Si vous voulez diffuser sur internet [des images des forces de l'ordre] de façon sauvage - pardon de le dire comme ça - vous devrez faire flouter les visages des policiers et des gendarmes." Une obligation pour l'heure non prévue par le texte, et à laquelle les députés LREM sont opposés.

L'article 24 de la proposition de loi prévoit de punir d'un "an d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende" la diffusion d'image "du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou gendarme avec le but de porter atteinte "à son intégrité physique ou psychique". Cette rédaction pourrait-elle évoluer, mardi lors de l'examen du texte à l'Assemblée nationale, pour y introduire l'obligation de flouter les forces de l'ordre? 

Le gouvernement ne déposera pas d'amendement de modification de l'article 24

"On aura des débats [...] à l'Assemblée et au Sénat, on aura l'occasion d'améliorer le texte s'il le faut", a assuré Darmanin. Mais le co-rapporteur du texte, Jean-Michel Fauvergue (LREM) n'entend nullement introduire une obligation supplémentaire.

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Gérald Darmanin prend un peu ses désirs pour des réalités

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"Il n'est pas question de floutage, martèle-t-il. Ce n'est pas ce que ...


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