Floutage des policiers: À quoi jouent Gérald Darmanin et la majorité LREM?

Anthony Berthelier
·Journaliste au HuffPost
·1 min de lecture
À quoi jouent Gérald Darmanin et la majorité sur le floutage des policiers? (photo d'illustration prise le 15 décembre 2018) (Photo: Valery HACHE / AFP)
À quoi jouent Gérald Darmanin et la majorité sur le floutage des policiers? (photo d'illustration prise le 15 décembre 2018) (Photo: Valery HACHE / AFP)

POLITIQUE - Quand c’est flou, il y a un loup? Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à examiner la proposition de loi sur la “sécurité globale”, la majorité commence à montrer des signes de division sur une de ses dispositions phares, mais controversées: la diffusion d’images de policiers et gendarmes en mission.

Initialement le texte, déposé par La République en marche devait être la traduction législative d’un rapport, rendu en septembre 2018, par les députés Jean-Michel Fauvergue -ancien patron du Raid-, et Alice Thourot sur le “continuum de la sécurité.” Il préconisait par exemple d’élargir les missions de la police municipale ou la structuration du secteur de la sécurité privée.

Depuis, les marcheurs ont ajouté plusieurs mesures, pour “protéger ceux qui nous protègent”, selon les mots de Gérald Darmanin. Au point de susciter la crispation des oppositions de gauche, de certains journalistes ou de la Défenseure des droits qui voit “des risques considérables d’atteinte à plusieurs droits fondamentaux, notamment au droit à la vie privée et à la liberté d’information.” Et de semer le doute dans la majorité.

Fauvergue et Darmanin en désaccord?

Principal accusé: l’article 24. Dans sa rédaction actuelle, il prévoit de pénaliser d’un an de prison et de 45.000 euros d’amende la diffusion de “l’image du visage ou tout autre élément d’identification” d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter “atteinte à son intégrité physique ou psychique”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.