La Floride permet à d’anciens combattants de devenir enseignants, sans diplôme

ALEXANDRA RADU/Anadolu Agency via AFP

Comme d’autres enseignants de Floride, Maya s’indigne dans une vidéo sur TikTok :

“C’est nul de voir tous ces bons professeurs partir parce qu’ils sont épuisés, que la Floride est chère en ce moment et qu’on n’a pas les moyens d’y vivre avec un salaire de prof. Alors, la bonne idée, ç’a été de mettre à l’enseignement des gens qui n’ont pas fait d’études dans ce domaine et qui n’ont aucune expérience.”

En effet, le 9 juin dernier, “le Parlement de Floride a adopté une proposition de loi autorisant d’anciens militaires et des militaires d’active à enseigner dans les salles de classe”, écrit Newsweek. Selon le gouverneur républicain de l’État, Ron DeSantis, cette mesure entre dans le cadre d’une enveloppe de 8,6 millions de dollars “destinée à étendre les perspectives de carrière et de formation professionnelles des anciens soldats et de leur conjoint”, résume le magazine.

Le département de l’Éducation de Floride a ensuite fait savoir qu’il accorderait un certificat temporaire d’enseignement avant l’obtention d’une licence. “Le département est fier d’accorder un certificat temporaire de cinq ans par le biais de la certification des anciens militaires”, a déclaré à Newsweek un porte-parole.

Pour l’obtenir, il faut un minimum de “60 unités de valeur [universitaires] avec une moyenne générale de 2,5 [sur 4] et la note minimale requise pour obtenir l’examen sur un sujet de niveau licence”, “avoir servi au moins 48 mois et avoir été libéré honorablement ou pour raison médicale”.

Bien que la mesure vise à résoudre la pénurie d’enseignants dans cet État, de nombreux enseignants la dénoncent.

Des choix controversés

Comme le rappelle Newsweek, “sous le mandat de Ron DeSantis, l’école est devenue un terrain d’affrontement pour toute une série de problèmes politiques ou culturels”. Le gouverneur républicain en a fait un cheval de bataille, n’hésitant pas à créer la polémique.

Il a ainsi décidé en avril d’interdire l’enseignement de la “théorie critique de la race”. Ce courant universitaire, qui étudie le rôle des institutions dans la perpétuation des inégalités raciales, n’est pourtant pas enseigné à l’école. En mars, il a promulgué la loi surnommée “Ne dites pas gay”, “qui interdit ‘de parler d’orientation sexuelle ou d’identité de genre dans certaines classes ou d’une certaine manière’”.

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