Floride (France 3) Philippe Le Guay : "Jean Rochefort m’a donné une belle leçon de vie"

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Comment vous est venue l’idée d’adapter la pièce Le Père, de Florian Zeller, sur un riche retraité sombrant dans la maladie d’Alzheimer ?

Philippe Le Guay : J’ai vu la pièce, elle est formidable. Mais je la trouvais difficilement adaptable au cinéma. Elle me semblait trop sombre. Le personnage de Claude Lherminier est malade, et il s’enfonce inexorablement dans la nuit. Après réflexion, je me suis dit que Jean Rochefort, qui sait jouer le drame avec fantaisie, en serait un interprète formidable à l’écran. S’il y avait un film, c’était donc avec lui, et lui seul.

A-t-il accepté d’emblée de jouer ce rôle si ardu à 84 ans ?

Pas du tout. Lorsque je suis allé le voir, il était fatigué, avec des sautes d’humeur. Jean ne voulait plus faire de film et trouvait le scénario trop sage. Il m’a même lancé : « C’est un pot-au-feu du dimanche soir à la télévision ! » Pendant six mois, on s’est apprivoisés l’un l’autre, en parlant beaucoup du métier de comédien. Il se sentait concerné par la maladie d’Alzheimer, un fléau qui frappait beaucoup de ses proches. Alors, il a accepté, en me disant : « On va secouer le pot-au-feu ! »

Et dès les premières scènes, il vous a subjugué…

Oui ! Il a su s’emparer du rôle avec une telle espièglerie, sur un mode enfantin, tout en restituant la violence de cette maladie. Quel acteur splendide, magnifique ! À 84 ans, il passait du drôle au tragique en quelques secondes, avec prestance. Il restait ... Lire la suite sur Télé 7 Jours

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