Florence Parly assure que les armées sahéliennes sont "en mesure de faire face" à leurs ennemis

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La ministre française des Armées Florence Parly à Paris le 25 novembre 2020 - Ludovic MARIN © 2019 AFP
La ministre française des Armées Florence Parly à Paris le 25 novembre 2020 - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Les forces armées sahéliennes sont "plus en mesure de faire face à leurs ennemis" après avoir mené de vastes opérations conjointes ces derniers mois avec les troupes françaises, dont "l'engagement militaire restera très significatif", a assuré vendredi la ministre française des Armées Florence Parly.

Réduction de la présence militaire française au Sahel

Après plus de huit ans d'engagement massif, le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi une réduction prochaine de la présence militaire française au Sahel, marquée par la fermeture de bases et une réarticulation de la lutte antijihadiste autour d'une "alliance internationale" associant des Européens.

"Le moment est venu car les forces armées sahéliennes désormais sont plus en mesure de faire face à leurs ennemis, et c'est également possible parce que les Européens sont de plus en plus présents", notamment au sein du groupement de forces spéciales Takuba initié par la France, censé accompagner les soldats maliens au combat, a commenté la ministre des Armées sur France Info.

"Faire évoluer le dispositif"

"Nous sommes de plus en plus en partenariat avec les forces armées sahéliennes que nous avons d'abord formées" via la mission européenne EUTM, "que nous avons entraînées, et avec lesquels nous avons de plus en plus combattu", a-t-elle fait valoir, en évoquant "de grandes opérations cet automne et cet hiver pendant lesquelles les armées françaises et sahéliennes ont constitué un groupe unique de plusieurs milliers d'hommes qui ont combattu ensemble".

"Elles ont acquis des capacités et cela va nous permettre de faire évoluer le dispositif", a estimé Florence Parly.

La France gardera un engagement "très significatif"

Malgré d'importants efforts de formation et d'entraînement, les forces armées du Mali, du Niger et du Burkina Faso, qui figurent parmi les pays les plus pauvres du monde, demeurent notoirement sous-entraînées et sous-équipées, et sont la cible régulière d'attaques jihadistes.

Interrogée sur le volume de réduction à venir des effectifs militaires français au Sahel, Florence Parly a refusé de dévoiler des chiffres, tout en assurant que "l'engagement militaire de la France restera très significatif" car "il nous faut combattre les groupes terroristes, continuer ce travail qui permettra aux forces armées du Sahel d'être en situation de répondre et de riposter".

Article original publié sur BFMTV.com

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