Fitch abaisse la note de la France, Soudan, Cour suprême : les informations de la nuit

Dette : Fitch abaisse la note de la France d’un cran à “AA-”. L’agence de notation Fitch Ratings a abaissé vendredi 28 avril la note de crédit de la France de “AA” à “AA-”, avec une perspective stable, “ce qui place la deuxième économie de la zone euro au même niveau que des pays comme l’Irlande et la République tchèque”, souligne Bloomberg. Les déficits budgétaires prévus par la France pour cette année et l’année prochaine “sont bien supérieurs” à la médiane des pays notés “AA”, a justifié Fitch dans une note. Il s’agit d’un “nouveau coup dur pour Emmanuel Macron, en difficulté politique, alors qu’il tente de soutenir les finances publiques du pays avec des réformes impopulaires”, commente Bloomberg.

Soudan : violents combats malgré un accord sur une nouvelle trêve. Des combats de rue et des coups de feu menaçaient vendredi “ce qui reste de la fragile trêve au Soudan, qui ne tient plus qu’à un fil malgré une prolongation de trois jours de l’accord de cessez-le-feu”, écrit The Guardian. L’armée du général Abdel Fattah Al-Burhan et les Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo se sont mutuellement accusées après qu’un avion d’évacuation turc a été pris pour cible alors qu’il tentait d’atterrir. Les FSR ont également accusé à plusieurs reprises l’armée de violer l’accord de cessez-le-feu.

États-Unis : un juge de la Cour suprême dit que la fuite d’un texte sur l’avortement a fait de lui une cible. Dans un entretien publié vendredi par le Wall Street Journal, le conservateur Samuel Alito, l’un des neuf juges de la Cour suprême, affirme être devenu une potentielle “cible d’assassinat” après la fuite qui a révélé l’an dernier que le temple du droit s’apprêtait à annuler le droit constitutionnel à l’avortement. “Ceux parmi nous qui étaient considérés comme ayant approuvé mon projet de décision, ont vraiment été la cible (potentielle) d’assassinat, dit-il. Il était rationnel pour des gens de croire qu’ils pourraient stopper la décision en tuant l’un de nous.” Il ajoute toufois ne pas se sentir “physiquement en danger, parce que nous avons beaucoup de protection”.

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