Finlande: Sauli Niinistö informe Vladimir Poutine de son projet d'adhésion à l'Otan

Tentant « d'éviter les tensions », le président finlandais Sauli Niinistö a informé samedi 14 mai son homologue Vladimir Poutine de la candidature imminente de son pays à l'Otan, une bascule historique qualifiée d' « erreur » par le chef d’État russe.

Avec notre correspondant à Moscou, Jean-Didier Revoin

Le renoncement de la Finlande à sa politique de neutralité est erroné, car il n’y a aucune menace pour sa sécurité. C’est ce qu’a répondu Vladimir Poutine au président finlandais, déplorant en outre qu’un tel changement serait susceptible d’altérer les relations entre les deux pays.

Un partenariat mutuellement bénéfique et caractérisé, selon le président russe, par un esprit de bon voisinage construit au long des années. Mais l’adhésion de la Finlande à l’Otan doublerait les frontières directes entre la Russie et l’Alliance, une situation à laquelle Moscou se devra de répondre.

Une décision qui ne sera pas sans conséquence

À la mi-avril déjà, envisageant l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Alliance atlantique, Moscou avait fait savoir que cela impliquerait un regroupement de forces terrestres, aériennes et navales le long des 1 300 kilomètres de la frontière russo-finlandaise.

Une redéfinition de la sécurité européenne telle qu’elle existait jusqu’à présent qui ne sera pas sans conséquence. Dmitri Medvedev, aujourd'hui vice-président du conseil de sécurité russe, avait souligné que cela impliquerait certainement la nucléarisation de la mer Baltique.

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