Emploi : ces pays qui recherchent des travailleurs désespérément

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Finlande, Canada… Ces pays recherchent travailleurs désespérément

Pour des raisons démographiques ou par volonté politique, certains pays sont à la recherche de travailleurs étrangers.

➪ La Finlande

"Pays le plus heureux du monde cherche travailleur qualifié disponible immédiatement. Bon niveau d’anglais exigé, finnois apprécié. Salaire à négocier". Tout juste sacrée "pays le plus heureux du monde" pour la quatrième fois consécutive, la Finlande peine pourtant à attirer des travailleurs étrangers sur son sol. L’heure est grave pour le pays scandinave qui fait face au vieillissement de la population dans des proportions inégalées en Europe.

"Il est aujourd'hui largement reconnu que nous avons besoin d'un nombre impressionnant de personnes afin d'aider à couvrir les coûts de la génération vieillissante", expose à l'AFP Saku Tihveräinen, recruteur à l'agence Talented Solutions. Le pays des Mille Lacs compte déjà 4 seniors de plus de 65 ans pour 10 personnes en âge de travailler et le ratio devrait encore grimper d’ici la fin de la décennie.

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Pourtant, la Finlande dispose de nombreux atouts avec un système éducatif ultra-performant, un faible niveau de criminalité et un sens de l’égalité hommes-femmes au-dessus de la moyenne. Mais le pays est handicapé par son climat jugé rude et, paradoxalement, par son faible degré d’ouverture aux travailleurs étrangers.

Pour l’heure, les Français ne font pas partie des priorités établies par le gouvernement finlandais. Sont principalement ciblés : professionnels de la santé espagnols, métallurgistes slovaques, experts en informatique ou encore experts maritimes russes, indiens ou philippins.

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Le Canada

À la recherche d’un travail ? Le Canada, et surtout le Québec, vous tend les bras. Selon les récentes projections d’Emploi-Québec, près de 70 000 postes seront à pourvoir d’ici cinq ans dans la province francophone. Professionnels de santé et des services à la personne, travailleurs dans l’hôtellerie-restauration, ingénieurs, ouvriers… Presque tous les profils sont les bienvenus à condition de réussir le test de français pas toujours évident même pour les Français. Et pourtant, la pénurie de main d’oeuvre appauvrit l’économie du Québec. "Au quatrième trimestre 2020, on comptait près de 148 460 postes vacants au Québec, soit un taux de 4,1 %, ce qui est historiquement très élevé", relève Radio-Canada.

Si une telle aventure vous tente, il faudra encore patienter : le Canada maintient jusqu’à nouvel ordre ses frontières fermées avec la France, à quelques exceptions près.

Taïwan

"Taïwan : une île 'assoiffée de talents' et à l’abri du Covid-19", a récemment titré Courrier International au sujet du petit État insulaire. En période de pandémie, l’argument sanitaire a de quoi convaincre les plus réfractaires. "Taiwan doit renforcer son vivier de talents et faire venir davantage de professionnels étrangers", affirmait il y a un an la présidente de la République, Tsai Ing-wen. Exigeante, l’île a un faible pour les surdiplômés de la Silicon Valley. "Les règles d’obtention des visas s’assouplissent peu à peu alors que les autorités taïwanaises apprécient de plus en plus les talents étrangers", précise Courrier International.

Taïwan toujours en quête de travailleurs qualifiés
Taïwan toujours en quête de travailleurs qualifiés

L'Allemagne

Plus proche de la France, l’Allemagne connait une inquiétante pénurie de main d’ouvre à cause du vieillissement de sa population, plus marqué qu’en France. Pour rester compétitive, l’Allemagne déroule le tapis rouge aux travailleurs étrangers. 

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Depuis le 1er mars 2020, Berlin a largement facilité la demande d’un permis de travail et l’installation dans le pays à des étrangers disposants de certaines qualifications. Cette mesure est l’une des conséquences d’une étude sortie un an plus tôt. Pour enrayer le déclin de la population, elle suggérait que l’Allemagne ait recours à 260 000 travailleurs immigrés par an, dont 56% issus de pays hors de l'Union Européenne. Sans cet effort, la première puissance économique européenne pouvait craindre de voir le nombre de travailleurs potentiels passer de 49 millions en 2018 à 38 millions en 2060 selon l’étude.

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