Finkielkraut a-t-il vraiment appelé les hommes à "violer les femmes"?

Stacie Arena
Alain Finkielkraut était l'invité de “La Grande confrontation” sur LCI ce mercredi 13 novembre.

TÉLÉVISION - Invité sur le plateau de “La Grande confrontation” sur LCI, le philosophe et écrivain de 70 ans Alain Finkielkraut a débattu avec la féministe militante Caroline De Haas autour de la question: “Toutes les opinions sont-elles bonnes à dire?” Rapidement, le ton est monté.

Au cours d’une explication sur ce qu’il appelle “l’extension du concept de sexisme”, traduite par une “culture du viol” qui engloberait désormais “les blagues salasses, les dragueurs lourds, les attouchements, jusqu’à la galanterie”, Alain Finkielkraut a été accusé par Caroline de Haas de “banaliser la réalité” de ce que subissent les femmes victimes de viol. 

Visiblement excédé, le philosophe a rétorqué: “Violez! Violez! Violez! Je dis aux hommes: violez les femmes. D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs.” Des déclarations qui ont provoqué la colère d’un grand nombre d’internautes et de plusieurs associations féministes. 

 

David Pujadas, en maître de cérémonie, a tenté de sauver l’écrivain du naufrage: “C’est du second degré! C’est du second degré...” Sous un mélange de huées et de rires du public, Caroline de Haas a immédiatement coupé l’écrivain pour lui indiquer qu’il n’avait “pas le droit de dire ça.” Hors de lui, Alain Finkielkraut a surenchérit: “Tous les soirs, elle en a marre, elle en a marre!” 

“Merci à Caroline de Haas d’avoir rappelé la loi en direct à la télévision hier. Non, on ne peut pas appeler au viol des femmes! Oui à l’humour et au second degré, non à la banalisation des violences sexistes et sexuelles!”, a réagi ce jeudi Marlène Schiappa, chargée de l’Égalité femmes-hommes.