Finistère: l'hebdomadaire breton "Le Poher" visé par une alerte à la bombe à Carhaix

(photo d'illustration) - Denis Charlet
(photo d'illustration) - Denis Charlet

Le journal hebdomadaire breton Le Poher a été visé ce lundi matin par une alerte à la bombe à Carhaix (Finistère), selon Ouest-France. C'est une salariée du journal arrivée à 9 heures qui a reçu un appel téléphonique menaçant.

"La personne a dit: 'Allô, les pourritures du Poher, on va tous vous crever. On a mis une bombe dans la rédaction vous allez sauter", raconte le rédacteur en chef du journal Erwann Chartier-Le Floch, à Ouest-France.

Les six personnes qui se trouvaient dans l'établissement ont évacué la rédaction. La gendarmerie de Carhaix s'est rendue sur place pour sécuriser les lieux, ainsi qu'un membre de l'équipe de gendarmerie maritime de l'Île Longue accompagné d'un chien renifleur d'explosif. L'animal n'a détecté aucun explosif sur les lieux.

Une plainte a été déposée et une enquête est en cours, toujours selon le journal.

La troisième menace de mort

Ca n'est pas la première fois que Le Poher est menacé. "C’est la troisième menace de mort reçue depuis le 31 janvier", précise Erwann Chartier-Le Floch. Les deux premières ont été reçues par courrier et par téléphone et ont déjà fait l'objet de deux plaintes.

Le rédacteur en chef avait alors expliqué au journal que ces menaces semblaient provenir "de la mouvance ultradroite" en raison de leur "dimension raciste" et de leur temporalité. Elles ont été reçues après la couverture par le journal de la mobilisation des opposants à un projet d'accueil de réfugiés à Callac (Côtes-d'Armor).

Les journalistes avaient notamment "documenté la venue de groupuscules identitaires et xénophobes qui avaient d'ailleurs tenté d'entraver le travail des reporters à la fin d'un rassemblement des partisans d'Eric Zemmour le 5 novembre", précise le Syndicat national des journalistes dans un communiqué.

Les représentants du secteur indiquent par ailleurs "réaffirmer son soutien plein et entier à l'équipe du Poher".

Article original publié sur BFMTV.com