"Il a fini par entendre raison": le préfet de police Didier Lallement salue l'arrestation du preneur d'otages à Paris

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Le préfet de police de Paris Didier Lallement.  - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP
Le préfet de police de Paris Didier Lallement. - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP

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Depuis lundi, 15h30, jusqu'à 8h environ ce mardi. Pendant seize heures, le XIIe arrondissement de Paris a vécu au rythme d'une prise d'otages et du face-à-face entre son auteur et les forces de l'ordre. Finalement, le quinquagénaire d'origine tunisienne qui avait séquestré une mère et sa fille dans le commerce où il s'était retranché - relâchant toutefois la première lundi soir - s'est rendu aux agents de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI).

Son interpellation a aussitôt été confirmée par Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, sur Twitter, ainsi que la bonne santé de la seconde otage, enfin libre.

Une nuit de négociations

Sur place, Didier Lallement, préfet de police de Paris, a brossé à grands traits la situation devant la presse. Il s'est félicité que le geôlier ait "fini par entendre raison".

"Nous avons donc pu mettre fin à la prise d'otages et je m'en félicite. Je tiens surtout à remercier les négociateurs de la BRI, de la police judiciaire et de la préfecture", a souligné le préfet.

Un hommage qui n'a rien d'une simple politesse: la nuit entière s'est passée en échanges et tractations avec un preneur d'otages clamant être la victime d'un "empoisonnement", sollicitant le lancement d'une procédure judiciaire à ce propos et exigeant, au préalable, de pouvoir s'en entretenir avec Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, et Sylvie Noachovitch, connue notamment pour être l'avocate d'Omar Raddad.

"Je dois dire qu'il est toujours extrêmement difficile d'avoir affaire à un individu qui a un couteau, qui menace des personnes mais il a fini par entendre raison après ces longues discussions", a insisté Didier Lallement.

Le profil du preneur d'otages au centre des investigations

L'assaillant avait libéré sa dernière victime quelques instants avant de se placer, sans violence ni agitation, entre les mains des membres de la BRI. C'est à présent le profil de cet homme de 56 ans qui interroge. La piste terroriste n'a pas été retenue à ce stade. Le parquet de Paris a d'ailleurs ouvert une enquête lundi sous le chef de séquestration.

D'après les premiers éléments recueillis dès lundi soir par BFMTV, l'homme présente des troubles psychiatriques et serait en rupture de traitement. Ce mardi matin, devant les journalistes dépêchés dans le quartier d'Aligre, théâtre des opérations, la procureure de police de Paris l'a confirmé:

"C'est quelqu'un dont l'état psychologique paraît fragile et c'est sur son état de santé que porteront les investigations".

Elle en a profité pour écarter une rumeur: non, le preneur d'otages n'est pas un ex-magistrat tunisien. Selon nos informations, il a exercé la profession de chauffeur de taxi et s'est installé en France il y a une vingtaine d'années.

Article original publié sur BFMTV.com

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