Le financement des pertes et dommages au menu de la COP27

Dessin de Royaards Tjeerd, Pays-Bas

Du 6 au 18 novembre, la vingt-septième Conférence des parties sur les changements climatiques (COP27) réunira des dirigeants du monde entier dans la ville égyptienne de Charm El-Cheikh. En plus de la poursuite des efforts pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et de l’adaptation aux conséquences inévitables des changements climatiques, le financement des “pertes et dommages” sera à l’ordre du jour.

“Tout un tas de pays et de grandes entreprises sont responsables de ce fichu bazar. C’est à eux de remettre un peu d’ordre là-dedans. C’est aussi simple que ça !” résume dans Grist
Harjeet Singh, responsable de la stratégie politique mondiale du Climate Action Network, un réseau international qui rassemble plus de 1 800 organisations non gouvernementales de protection de l’environnement.

Pour lui comme pour nombre de militants, l’idée serait de mettre au point un mécanisme par lequel les nations à haut revenu, responsables de la majeure partie du réchauffement de la planète à ce jour, indemnisent les pays moins riches, qui sont le plus durement touchés par les phénomènes météorologiques extrêmes liés au dérèglement climatique. “Ces catastrophes contraignent de nombreux pays à s’endetter davantage, relève le New Scientist. On estime par exemple à au moins 10 milliards de dollars le montant des dégâts causés au Pakistan par les récentes inondations.”

Les États-Unis prêts à discuter

Les pays riches s’étaient déjà engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an, dès 2020, pour aider les pays en voie de développement à lutter contre le réchauffement climatique et s’y adapter (mais pas à compenser les effets des événements extrêmes). “Une cible manquée”, dénonce le site suisse Heidi News :

Selon l’OCDE, seuls 83 milliards auraient été récoltés. La plupart des fonds mobilisés seraient par ailleurs faits sous la forme de prêts et non de subventions.

Il y a néanmoins des signes encourageants. En septembre, le Danemark est devenu le premier pays à allouer une enveloppe financière (de 13,4 millions d’euros) spécifique aux pertes et dommages. En outre, souligne Grist dans un autre article, “pour la première fois, les États-Unis semblent disposés à discuter de la possibilité de compenser les pertes et les dommages subis par d’autres pays grâce à des mesures financières”. Qu’ils soient prêts à mettre concrètement la main au portefeuille est un autre sujet…

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