Financement libyen : pour Nicolas Sarkozy, "le dossier n’est truffé que de faux documents"

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L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy était l’invité de Ruth Elkrief sur BFMTV. Il est longuement revenu sur l’enquête sur le prétendu financement libyen de sa campagne de 2007.

Nicolas Sarkozy passe à l’offensive. Après le retrait par Ziad Takieddine de ses accusations dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 - un scoop révélé par Paris Match -, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a répondu aux questions de Ruth Elfrief sur BFMTV. Pour l’ancien chef de l’Etat, mis en examen dans ce dossier depuis mars 2018 pour «recel de détournement de fonds publics», «corruption passive» et «financement illégal de campagne électorale» et depuis mi-octobre pour «association de malfaiteurs», «le dossier n’est truffé que de faux documents», a-t-il déclaré. «Il n’y a pas l’ombre d’un seul virement, pas l'ombre d'un versement.» «Je suis partagé entre la colère froide (...) et la stupéfaction», a martelé Nicolas Sarkozy, qui a soutenu espérer qu’on aille «au bout de l’enquête».

"Je ne suis pas un pourri", a martelé Nicolas Sarkozy

«Ma campagne a été laserisée comme aucune autre sous la Vè République», a-t-il expliqué. «Ce n’est pas à moi de prouver mon innocence mais à l’accusation de prouver ma culpabilité». «J’ai honte pour ceux qui emploient l’expression association de malfaiteurs». «C'est grave, pas simplement pour moi (...) mais pour la France, qui donne le sentiment que son ancien chef de l'Etat pouvait être un corrompu, c'est une ignominie», a-t-il ajouté. «Est-ce que c'est normal qu'un ancien président de la République soit trainé dans la boue comme je le suis depuis huit ans, sur les seules déclarations d'un individu qui a menti?» s'est également emporté Nicolas Sarkozy. «Je ne suis pas un pourri, et ce qui m'est infligé est un scandale qui finira dans les annales», a-t-il conclu.

Jeudi, le procureur national financier a(...)


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