Quand la finance africaine s’empare du défi de la biodiversité

L'Afrique a perdu 75 % des populations d'éléphants de forêts à cause du braconnage.
L'Afrique a perdu 75 % des populations d'éléphants de forêts à cause du braconnage.

Comme partout ailleurs, la majorité des États africains ont des difficultés à fixer un cadre pour mieux protéger la biodiversité, pour d'autres le sujet est très loin dans la liste des problèmes auxquels ils sont confrontés ces dernières années. En revanche, les milieux financiers commencent tout juste à prendre conscience de l'impact des activités humaines sur l'environnement et les écosystèmes. C'est le cas de plusieurs banques et institutions financières africaines, dont FirstRand Ltd, Standard Chartered, Access Bank et Equity Group ou de l'assureur Sanlam ainsi que de la banque panafricaine Ecobank, basée au Togo. Ensemble, et sous la houlette de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique et de l'agence de développement financée par le Royaume-Uni FSD Africails, ils ont lancé l'Alliance africaine pour le capital naturel. Une initiative qui vise à investir dans le climat et la nature pour faire de la biodiversité une question financière prioritaire.

Tout est parti d'un constat : alors que l'Afrique abrite la plus grande population mondiale de grands mammifères ainsi que le bassin du Congo, la deuxième plus grande forêt tropicale et que plus de 60 % de son produit intérieur brut dépend de la nature, juste derrière l'Indonésie et l'Inde, d'après le Forum économique mondial, il faut désormais prendre en compte le fait que la destruction de cette biodiversité représente aussi une perte financière. Le calcul n'est pas évident, mais les institu [...] Lire la suite

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