Finalement, les étrangers n’auront pas à signaler à Israël s’ils aiment quelqu’un en Cisjordanie occupée

PHOTO DOMINIKA ZARZYCKA NurPhoto via AFP.

De nouvelles règles d’entrée plus strictes en Cisjordanie édictées par les autorités israéliennes devaient entrer en vigueur ce lundi 5 septembre. Parmi elles, une diminution du nombre d’entrées d’étudiants et de professeurs étrangers sur ce territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, et des limitations sur les visites des conjoints.

Mais une mesure a fait couler beaucoup d’encre, à savoir l’obligation pour les étrangers d’informer Israël d’une relation amoureuse, si elle existe, avec une personne habitant en Cisjordanie.

Concrètement, explique The Times of Israel, les détenteurs de passeports étrangers déjà entrés sur le territoire et engagés dans ce type de relation auraient été dans l’obligation d’en informer les autorités israéliennes dans les trente jours après le début formel de cette relation, à savoir la cérémonie de mariage, les fiançailles ou le concubinage. Un ressortissant étranger marié ou formant un couple avec une personne résidant en Cisjordanie aurait été dans l’obligation de “prendre ses dispositions” avec les autorités israéliennes et palestiniennes d’avant d’entrer sur ce territoire.

Machine arrière sous pression

Mais le 4 septembre au soir, soit à quelques heures à peine de son entrée en vigueur, Israël a “annulé” les clauses liées à cette mesure “après avoir subi des pressions de la part de l’administration du président américain Joe Biden et de gouvernements européens”, écrit The Times of Israel.

Plus largement, le Cogat, l’organe du ministère israélien de la Défense qui supervise les activités civiles dans les Territoires palestiniens, a également supprimé les quotas de conférenciers et d’étudiants invités dans les universités palestiniennes, initialement fixés à 100 enseignants et 150 étudiants.

Ces quotas avaient fortement été critiqués par l’Union européenne, “dont le programme d’échange Erasmus + aurait été particulièrement touché”. En 2020, 366 étudiants et professeurs européens ont suivi des cours en Cisjordanie, soit bien plus que les quotas envisagés.

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