Fin de vie: "votez le plus vite possible", plaide Line Renaud auprès des députés

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L'actrice Line Renaud, qui milite "pour le droit à mourir dans la dignité", a exhorté les députés mardi à voter "le plus vite possible" un texte sur le droit à l'euthanasie, un sujet qui a déchaîné les passions à l'Assemblée cette année.

"En tant que marraine de l'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), je compte sur vous pour voter le plus vite possible. C'est un progrès essentiel qu'on ne doit plus empêcher", a déclaré Mme Renaud, 93 ans, à côté de plusieurs députés de tous les groupes parlementaires dont Olivier Falorni (Libertés et Territoires) à l'origine d'une proposition de loi débattue en avril dernier.

"Votre présence est une marque d'engagement extrêmement précieuse", a salué M. Falorni, qui en a profité pour mettre à nouveau la pression sur l'exécutif, tout en dénonçant l'"obstruction d'un quarteron de députés réactionnaires".

Malgré un large appui, sa proposition de loi ouvrant un droit à "une fin de vie libre et choisie" n'avait pu être adoptée face à des milliers d'amendements déposés par quelques élus LR et un temps contraint, le 8 avril.

En mai, quelque 300 députés de tous bords, soit plus de la moitié de l'Assemblée nationale, ont demandé au Premier ministre Jean Castex d'inscrire à l'ordre du jour cette proposition de loi.

Sauf improbable coup de théâtre, ce texte n'a que peu de chances d'être repris par le gouvernement pour être mis à l'agenda du Parlement d'ici la fin de la législature, l'exécutif marchant sur des oeufs sur un sujet perçu comme inflammable politiquement.

"Le 8 avril dernier, vous avez eu à examiner un texte très important, capital même car il touche à notre bien le plus précieux, la liberté, notre liberté ultime et souveraine, celle de mourir dans la dignité", a affirmé Line Renaud lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale à laquelle ont participé de nombreux journalistes.

"Ayant vécu libre et digne, je ne peux pas m'imaginer mourir enchaînée et contrainte. Si notre vie nous appartient, il doit en être de même pour notre mort", a-t-elle exposé.

"Ce texte est suspendu et peut revenir à tout moment à l'Assemblée nationale et j'espère que nous pourrons le voter vite", a commenté M. Falorni, qui s'est félicité du soutien de "la femme la plus aimée dans ce pays".

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