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Fin de vie : les trompeuses illusions de la rhétorique politique

Le projet sur la fin de vie est enfin connu. Le président de la République l’a dévoilé le 10 mars. Ainsi, à l’entendre, il s’agit d’instaurer « un nouveau modèle français ». Telle est l’ambition. Cette loi à venir, dite « loi de fraternité » aura pour ambition d’instaurer une « aide à mourir » sous certaines conditions qui se veulent restrictives et inédites – même si nous les voyons toutes à l’œuvre à l’étranger. Est-il question, en ouvrant la possibilité de recevoir la mort dans un cadre médical, et en tenant compte de critères qui se veulent précis, d’un « nouveau droit à mourir » ou d’une « ultime liberté » ? Il n’en est rien, nous dit sans hésiter le Président. Cette loi future « ne crée ni un droit nouveau ni une liberté ».

Ah ! Une loi qui ne créerait pas un « droit nouveau », alors même que jusqu’alors ces possibilités à demander et obtenir la mort étaient interdites et que désormais tout serait possible, serait une première dans le monde : un droit qui n’est pas un droit. Un droit, même encadré, est un droit. Un droit interdit jusqu’alors et désormais accepté est un droit – quoi qu’en dise le Président qui tient à sa sémantique pour ne pas dire ce qu’il dit tout en le disant. Cette loi future ne serait pas non plus une « liberté ». Ah ! J’ose espérer qu’elle ne sera pas contraignante – même si, pour l’instant, rien n’est dit sur une « clause de conscience » des médecins !

Le suicide en France est une liberté et non un droit. Demain, il sera une liberté et un dr...


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