Fin de vie : les Sages confirment le droit des médecins d'aller contre les directives anticipées des patients

© FRED DUFOUR / AFP

C'est une décision qui tombe au moment où revient le débat sur la fin de vie dans l'espace public : le Conseil constitutionnel confirme qu'un médecin peut, quand le cas d'un patient est jugé désespéré, écarter les indications données au préalable par celui-ci. Dans une décision rendue jeudi, le Conseil a déclaré "conformes à la Constitution", les dispositions législatives qui encadrent les "directives anticipées". Des directives que tout un chacun peut écrire pour exprimer sa volonté d'être maintenu en vie, ou pas. Pour autant, elles ne résolvent pas toutes les situations, comme le montre la situation dont le Conseil constitutionnel a été saisi.

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L'homme avait indiqué ses dernières volontés : être maintenu en vie

La famille d'un patient de Valenciennes, dans le nord de la France, a saisi le Conseil constitutionnel. Avant d'être plongé dans le coma en mai dernier après un accident, l'homme avait écrit ses dernières volontés : être maintenu en vie. Mais les médecins jugent sa situation désespérée, souhaitent arrêter les soins et donc aller à l'encontre des directives pourtant écrites et signées par le patient.

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