Fin de vie : avec des milliers d’amendements déposés, un débat impossible à l'Assemblée nationale

Le débat sur la proposition de loi du groupe Libertés et Territoires relative à la fin de vie n’a pu réellement aboutir à l’examen du texte, jeudi 8 avril. La faute à plus de 3 000 amendements déposés. Les parlementaires se sont écharpés dessus. "Tous les groupes du Parlement, au Sénat ou à l’Assemblée nationale, disposent d’une seule journée par session parlementaire pour déposer des textes. En ce moment, c’est la niche du groupe Libertés et Territoires. Ils ont 24 heures", décrypte Léa Chamboncel, journaliste, fondatrice du podcast Place du Palais Bourbon. "Cinq députés ont déposé 3 000 amendements" "Ça n’avait aucune chance d’aboutir. C’est un argument pour les opposants pour dire qu'une niche parlementaire ne suffit pas pour aller plus profondément dans ce texte", explique Alexandre Peyrout du service politique de France Télévisions. Certains ont regretté de ne pas avoir plus de temps pour traiter d’un sujet aussi important. En fin de soirée, jeudi 8 avril, les débats se poursuivaient sur ce thème de société extrêmement clivant. "On ne choisit pas sa journée de niche parlementaire. Mais on est dans une période très anxiogène avec la crise sanitaire, c’est un sujet qui l'est encore plus, il traverse la société, au-delà des clivages politiques, a repris le journaliste. Le vrai problème, c'est que cinq députés ont déposé plus de 3 000 amendements pour faire complètement obstruction à ce texte. Ça fait du mal à la démocratie. Des députés veulent voter un texte, ils sont majoritaires, mais ils ne peuvent pas".