Fin de vie : il faut anticiper

Florence Méréo
 Les directives anticipées doivent être respectées par l'équipe médicale le moment venu

Il existe un moyen sûr et efficace de formuler, en amont, ses volontés sur la fin de vie.


« Qui, ici, a fait ses directives anticipées ? » lance Martin Hirsch, directeur général des Hôpitaux de Paris, aux médecins de la réanimation de Beaujon, à Clichy (Hauts-de-Seine). Trois discrètes mains sur vingt, dont la sienne, se lèvent. « Pas facile quand on est sain de savoir ce qu'on voudra », admet un réanimateur.

Et pourtant, il s'agit du moyen le plus sûr et efficace de formuler, en amont, ses volontés sur sa fin de vie. En clair, elles permettent de « connaître vos souhaits concernant la possibilité de limiter ou d'arrêter les traitements alors en cours ». Une démarche inscrite dans la loi Leonetti sur la fin de vie, renforcée le 2 février 2016, plus de dix ans après sa promulgation. Les directives anticipées — qui devront être respectées par l'équipe médicale le moment venu —, c'est un document écrit, daté et signé par son auteur. Elles peuvent être déposées dans le dossier médical, par un médecin de ville, ou être confiées à un proche. Il existe des modèles nationaux. On peut en trouver un exemple sur Affairesjuridiques.aphp.fr.

Personne de confiance

L'autre moyen de faire connaître ses volontés est de désigner sa « personne de confiance ». Un parent, un oncle, une cousine, ou tout simplement son médecin traitant. Son témoignage, disent les textes, « prévaut sur tous les autres avis non médicaux, notamment ceux de la famille ou des proches ». Désignée par écrit, celle-ci doit cosigner le document. Mais, bon à savoir, on peut décider de changer de personne de confiance à tout moment !

Le document et une mine d'informations peuvent être trouvés sur le site Parlons-fin-de-vie.fr. Il y a aussi un numéro de téléphone : le 0811.02.03.00.

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