Fin de vie : un débat gâché par LREM

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La proposition de loi sur la fin de vie sera débattu ce jeudi après-midi à l’Assemblée.

Oui, enfin débattu, c’est vite dit ! une poignée d’heures consacrées à un sujet, l’euthanasie ou le suicide programmé, qui devrait animer des jours et des jours de débat dans l’ensemble du pays. Même remarque sur le titre de cette proposition de loi : parler de "garantir une fin de vie libre et choisie", c’est utiliser un vocabulaire qui banalise volontairement la question. Le sujet du choix de sa mort est tellement profond, tellement grave et complexe, qu’il ne peut pas être bâclé en quelques centaines de minutes de discours. Il mérite un vrai débat.

Ce qui veut dire que le débat de ce jeudi après-midi n’en est pas vraiment un ?

Exactement. En réalité, la finalité de ce débat, c’est de faire un coup politique. Cette proposition de loi a été utilisée par quelques centaines de députés En Marche comme un marqueur politique : beaucoup de parlementaires sont en effet convaincus qu’il faut (à un an de la présidentielle) envoyer un signal de gauche pour rééquilibrer un bilan supposé verser trop à droite. Or, les sujets de société sont parfaitement calibrés pour ça : militer pour l’IVG étendue, pour la PMA pour toutes ou pour l’euthanasie, dans l’esprit de ces parlementaires, c’est être progressiste. Banco…

Tout de même, on peut croire en leur sincérité lorsqu’ils défendent cette loi.

Naturellement, Nicolas Beytout ne le nie pas. Et ils ont même été rejoints par certains membres de presque tous les...


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