Fin de vie : comment la crise du Covid-19 a fait resurgir le débat sur le suicide assisté et l'euthanasie

franceinfo
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Une proposition de loi pour une "fin de vie libre et choisie" est débattue jeudi 8 avril à l'Assemblée nationale. Des parlementaires de divers bords politiques s'allient pour faire évoluer la législation, mais le gouvernement y est défavorable.

"La question de la fin de vie se pose plus que jamais dans cette période de crise sanitaire." Alors que la France a dépassé les 90 000 morts du Covid-19, l'heure de la prise de conscience est venue pour Olivier Falorni. Le député radical de gauche est à l'initiative d'une proposition de loi pour "le droit à une fin de vie libre et choisie", déposée dans le cadre d'une niche parlementaire et examinée jeudi 8 avril à l'Assemblée nationale. Au Palais-Bourbon, le débat sur le sujet semble transcender les clivages. Trois autres textes en faveur d'une "aide active à mourir" ont été déposés récemment : le premier, porté par la députée LR Marine Brenier, un autre par des élus La France insoumise, et un dernier par le député LREM Jean-Louis Touraine.

Tous visent à dépasser la loi Claeys-Leonetti de 2016 qui autorise une "sédation profonde et continue" pour certains malades. "Il y a une détermination [sur ce sujet] que je n'ai jamais connue chez les parlementaires", fait valoir Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Le texte de Jean-Louis Touraine rassemble ainsi 168 signataires de la majorité. Le débat s'invite pourtant régulièrement dans l'hémicycle, mais l'épidémie de Covid-19 "a rendu encore plus urgente et impérieuse la législation qui nous permet de moins mal mourir dans notre pays", estime le parlementaire. Pour lui, la crise "a changé notre rapport à la mort. Nous avons repris conscience que l'humain est mortel", avance (...)

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