Fin de vie : le Comité d’éthique juge possible d’appliquer une « aide active à mourir »

Le Comité d’éthique a rendu un avis très attendu sur la fin de vie . Le Président Emmanuel Macron souhaite avancer sur le droit à mourir et lancer une convention citoyenne sur ce sujet de société avant une éventuelle loi. Et le Comité d’éthique est allé dans le sens du chef de l’État, estimant qu’il « existe une voie pour une application éthique d'une aide active à mourir », a déclaré l’un des rapporteurs Alain Claeys lors d’une conférence de presse ce mardi comme le relate l’AFP.

Des « conditions strictes » réclamées

Mais l’institution compte poser sur la table « certaines conditions strictes avec lesquelles il apparaît inacceptable de transiger ». Le comité juge en effet qu'une nouvelle loi ne saurait uniquement se concentrer sur le sujet de l'euthanasie ou de l'aide active à mourir. « On ne comprendrait pas une loi uniquement axée sur ce sujet car aujourd'hui on sait très bien qu'il y a des situations inacceptables sur (la mise en œuvre des) soins palliatifs », a expliqué Alain Claeys. Le Comité d’éthique a également réclamé plus d’efforts au sujet des soins palliatifs, qui ne seraient pas suffisamment développés pour permettre un tel droit. Un autre rapporteur, Régis Aubry, a précisé de son côté qu’une éventuelle « assistance au suicide doit accompagner la volonté de la personne » mais il « faut s'assurer que cette demande soit ferme, éclairée, constante et motivée ».

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