Fin de vie : une BD en noir et blanc (mais sans manichéisme)

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À quoi bon prolonger les souffrances des malades incurables ? C'est cette question douloureuse qu'entendent résoudre les protagonistes de cette bande dessinée adulte.
À quoi bon prolonger les souffrances des malades incurables ? C'est cette question douloureuse qu'entendent résoudre les protagonistes de cette bande dessinée adulte.

Ils sont près de 3 000 à travers la France. Réunis au sein de l'association Ultime liberté, ils militent depuis 1996 pour que la loi autorise « une fin de vie libre et choisie ». Ce qui, dans la bouche de Patrice Bernardo, leur vice-président, revient à donner « la possibilité aux gens d'être aidés à mourir quand ils en expriment le souhait et qu'ils ne sont plus en mesure de le faire seuls. Du fait soit d'un handicap, soit d'un manque de force ». Ancien kinésithérapeute, ce Toulousain de 76 ans s'est engagé dans ce mouvement en 2015. « C'est l'aboutissement d'une longue réflexion entamée en cours de philosophie au lycée et poursuivie lorsque j'ai accompagné mon beau-père atteint d'Alzheimer », explique-t-il.

« La préméditation de la mort est préméditation de la liberté », a écrit Michel de Montaigne dans le premier de ses Essais. « Cette phrase m'a beaucoup fait réfléchir. Elle m'a conduit à militer pour ce mouvement qui se distingue des autres (Le choix ou l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, par exemple) en adoptant une position plus radicale. Nous voulons offrir à toutes celles et ceux qui le souhaitent l'option d'un suicide assisté », précise Patrice Bernardo.

Liberté de mourir

Le septuagénaire n'en a pas moins été ébranlé, il y a quelques années, quand un jeune homme que sa fiancée venait de quitter est venu lui demander de mettre fin à ses jours. C'est cette rencontre entre un garçon de vingt ans ayant perdu le goût de vivre et une ba [...] Lire la suite

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