Fin du sommet de Djerba: la Francophonie invisible?

© AP/Hassene Dridi

Le XVIIIe Sommet de la Francophonie s’est achevé avec la reconduction de la secrétaire générale Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation de la Francophonie pour un second mandat. Si le français est de plus en plus employé à travers le monde, le premier mandat de Mme Mushikiwabo semble avoir coïncidé avec une invisibilité de l’action de son organisation à l’international. Les critiques appellent à la refondation de l’espace francophone.

« J’ai beau chercher, mais j’ai du mal à me rappeler quelque initiatives fortes et marquantes prises par l’Organisation de la Francophonie (OIF) au cours des dernières années. J’ai bien l’impression que la Francophonie ne s’est pas beaucoup signalée à l’attention depuis le départ à la retraite en 2014 du secrétaire général de l’époque, Abdou Diouf, qui, lui, avait exercé pendant sa mandature une véritable magistrature d’influence sur les pays de l’aire francophone », confiait récemment au micro de RFI, l’homme politique mauricien et diplomate Jean-Claude de L’Estrac.

Aujourd’hui, Jean-Claude de L’Estrac n’est pas le seul à pointer le manque de dynamisme et d’ambition du mouvement francophone. D’autres personnalités se sont prononcées dans ce sens, notamment le poète sénégalais Amadou Lamine Sall, qui a fustigé dans une tribune récente parue dans un quotidien canadien la « douloureuse léthargie » de l’OIF et son « invisibilité », faute d’un leadership adéquat à sa tête.

Naissance de la Francophonie

Reconfiguration politique

Appels à la refondation

(1) Francophonie : de Hanoi à Dakar, le pacte brisé, par Jean-Claude de L’Estrac. Editions Le Cherche-Midi, Paris, 2016


Lire la suite sur RFI