La fin du "quoi qu'il en coûte" ne doit pas peser sur les salariés, prévient Veyrier (FO)

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Yves Veyrier le 6 juillet 2021 à Paris

La fin annoncée du soutien gouvernemental aux secteurs économiques fragilisés par la crise Covid ne doit pas se traduire par de nouveaux sacrifices demandés aux salariés, s'est inquiété jeudi le secrétaire général de Force Ouvrière, Yves Veyrier.

"Je m'inquiète un peu : quand le ministre de l'Economie dit que le +quoi qu'il en coûte+ c'est fini, dans le même temps le Medef répond que le futur président devra relever l'âge de la retraite, que la réforme de l'assurance chômage doit entrer en vigueur au 1e octobre, qu'il faudra travailler plus longtemps", a énuméré M. Veyrier sur France Info.

" Attention à ce que le +quoi qu'il en coûte+ ne devienne pas un +quoi qu'il en coûte aux salariés+, au prétexte que maintenant il va falloir payer le coût de la crise Covid", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a affirmé mercredi que le gouvernement allait cesser de soutenir l'ensemble des secteurs économiques.

Durant la crise sanitaire, "nous n'avons pas compté l'argent public parce que c'était responsable de le faire. Mais maintenant que l'économie française redémarre, que nous avons des perspectives de croissance à 6%, le quoi qu'il en coûte c'est fini", a déclaré M. Le Maire lors de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef.

ab/lum/shu

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