Fin du mystère sur l'origine et la descendance des Étrusques

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La civilisation étrusque a prospéré au cours de l'âge du fer (-800 à -50 avant J.-C.) en Italie centrale, principalement entre la mer Tyrrhénienne, l'Arno et le Tibre. L'origine, le développement ainsi que les descendants de cette civilisation ont été débattus durant plusieurs siècles, notamment car les restes humains sont rares et que les analyses d'ADN qui pourraient permettre de répondre à ces questions doivent se fonder sur de nombreux individus.

Une étude, parue dans le journal Science Advances, rapporte précisément que ce type d'analyses a pu être mené, grâce à un échantillonnage conséquent. Les auteurs ont en effet eu accès à des restes de 82 individus et ont prélevé des portions d'os temporal ou de dents afin d'en extraire et d'en analyser l'ADN. Parmi les individus échantillonnés, 48 sont datés entre 800 et l'an 1 avant J.-C (Âge du Fer et République romaine), 6 entre l'an 1 et l'an 500 (période Impériale) et 28 sont datés entre 500 et 1.000 ans après J.C, dont 12 du centre de l'Italie et 16 du sud de l'Italie. Les chercheurs ont donc, avec ces échantillons, couvert près de 2.000 ans d'histoire et plusieurs régions d'Italie telles que la Toscane, le Latium et la Basilicate.

Répartition géographique des Étrusques au niveau de la péninsule italienne. Les individus échantillonnés sur chaque site archéologique sont localisés sur le panneau de gauche. © Posth et al., 2021
Répartition géographique des Étrusques au niveau de la péninsule italienne. Les individus échantillonnés sur chaque site archéologique sont localisés sur le panneau de gauche. © Posth et al., 2021

Variations génomiques en 2.000 ans d'histoire

Cette couverture génétique exceptionnelle et inédite a d'abord permis de montrer que, pendant la première période étudiée en Italie centrale (-800 à -1 avant J.-C.), le génome de la plupart des individus était homogène. Ceci indique que les hybridations avec des individus provenant d'autres régions n'a pas laissé de traces génétique importante chez les Étrusques à cette période. De plus, ces Étrusques avaient un génome proche de celui des Latins de Rome et des environs, bien qu'ils ne partageaient ni la même langue, ni la même culture. Ce résultat...

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