Fin de l’instruction dans l’affaire des tableaux de Claude Guéant

·1 min de lecture
Claude Guéant au palais de justice de Paris en décembre 2018 (Photo d'illustration).
Claude Guéant au palais de justice de Paris en décembre 2018 (Photo d'illustration).

Huit ans après l?ouverture d?une information judiciaire pour corruption, trafic d?influence et abus de biens sociaux, en lien avec un possible soutien financier de la Libye à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, la juge Aude Buresi a décidé, le 21 juillet dernier, de faire le ménage dans son dossier. Celui-ci, au fil des années, s?était enrichi de nombreux volets, si bien qu?il était devenu difficile de comprendre ce qui relevait de l?enquête sur le financement de la campagne à proprement parler et de plusieurs autres infractions reprochées à l?entourage de l?ancien chef de l?État, et découvertes au fil des investigations.

Ainsi a-t-elle décidé d?envoyer au règlement l?affaire des tableaux flamands de Claude Guéant. Cela signifie que le Parquet national financier (PNF) devrait, dans les trois prochains mois, prendre son réquisitoire, avant que les différentes parties ne fassent leurs observations et que la juge d?instruction ne décide ou non du renvoi de l?affaire devant le tribunal correctionnel.

Soupçons de blanchiment d?argent

En réalité, une telle hypothèse ne fait aucun doute. Les juges d?instruction reprochent en effet à l?ancien ministre de l?Intérieur et secrétaire général de l?Élysée d?avoir omis de déclarer au fisc une somme de 500 000 euros reçue en 2008, un montant que l?homme politique a tenté de justifier par la vente de deux tableaux flamands à un avocat malaisien.

Problème : une expertise réclamée par les juges d?instruction a [...] Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles