Fin de l’ENA : "Un simple changement de nom relèverait de la pensée magique"

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" À quoi bon supprimer cette grande école si tout reste comme avant si l’État ne balaie pas devant sa porte ? Or, les chantiers de réformes des corps d’élite ne manquent pas ", souligne l'ancienne haute fonctionnaire et essayiste Claude Revel.

L’École nationale d'administration (ENA) va être supprimée au profit d’un Institut du service public (ISP). Si d’aventure on en restait à un changement de nom, ou à de petites accommodations, sans procéder aux changements radicaux nécessaires, on verrait à l’œuvre une manifestation de plus de la pensée magique. On aurait aussi perdu pour rien une marque qui a sa notoriété à l’étranger. Enfin, cela mettrait définitivement en doute la sincérité de la volonté de réforme de l’État.Hors les critiques, assez rares, qui remettent en cause le système même de sélection nationale par concours, celles envers feu l’ENA portent - non exhaustivement - sur la puissance excessive et l’arrogance de certains de ses anciens élèves, leur déconnexion de la population, une origine sociale surreprésentée et enfin, leurs inégales compétences, au vu des politiques publiques menées.Une capitulation qui en augure d'autresÀ notre avis, il en est d’autres plus importantes et moins apparentes, portant sur la capacité à anticiper, à résister aux influences, à innover, à développer des stratégies sur le long terme, avec une grosse faiblesse à l’international. Il est frappant qu’après la période de reconstruction gaulliste, les élites françaises se soient...

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