Fin de l’épidémie de paludisme en Algérie

Réunis dimanche 21 juillet à Alger, des partis d’opposition dont le parti historique du FFS ainsi que la Ligue des droits de l’homme et la très médiatique avocate Zoubida Assoul ont appelé à l’organisation d’une convention à la fin du mois d’août.C’est un appel à rejoindre leur initiative. D’abord réunis entre eux, ces partis qui ont appelé leur groupe « Les forces de l’alternative démocratique », ouvrent désormais leurs portes.Alors que la présidence de la République a accueilli favorablement une proposition de médiation de la part d'un groupe d’associations il y a quelques jours, ces partis-là veulent réaffirmer qu’il y a des préalables à l’ouverture du dialogue avec les autorités.D’abord, la libération de ceux qui sont en détention provisoire, dont les porteurs de drapeaux amazigh, l’ancien combattant de la guerre d’indépendance Lakhdar Bouregaa ou Louisa Hanoune, la leader du Parti des travailleurs.Ils exigent également l’ouverture des champs politique et médiatique, le départ du système actuel et l’arrêt du dispositif de répression et de l’instrumentalisation de la justice.Pour ces partis, pas question d’aller vers une élection présidentielle. Mais ils veulent un processus constituant pour réformer des institutions. Ils appellent donc ceux qui y sont favorables à les rejoindre pour une convention le 31 août prochain.

L’OMS annonce la fin de l’épidémie de paludisme en Algérie. L'Organisation mondiale de la santé n'a en effet pas recensé de nouvelle contamination indigène dans le pays depuis 2013. Ce qui en fait le deuxième pays africain à remplir cet objectif après l'île Maurice.

Cette fin d’épidémie, c'est tout un symbole. En effet, c'est en Algérie, en 1880, que le parasite responsable du paludisme avait été identifié pour la première fois. Presque un siècle et demi plus tard, le pays a mis fin à son épidémie. La dernière contamination indigène, c'est à dire qui ne venait pas de l'étranger, a eu lieu en 2013, ce qui permet donc à l'OMS de faire cette annonce.

Le chemin parcouru a été long : dans les années 1960, la maladie représentait la menace la plus importante pour la santé publique avec environ 80 000 nouveaux cas déclarés chaque année. S'en est suivi une véritable riposte organisée, un plan qui reposait sur une meilleure formation du personnel soignant sur la généralisation du diagnostic et sur la mise à disposition des médicaments nécessaires.

Mais selon l'Organisation mondiale de la santé, ce qui a pu garantir le succès de cet effort au long cours, c'est la mise en place d'une couverture santé universelle sans laquelle les malades n'auraient tout simplement pas pu avoir accès à ce dispositif.

Après l'île Maurice, l'Algérie est donc aujourd'hui le deuxième pays africain à avoir vaincu le paludisme. Une maladie qui tue encore 400 000 personnes par an dans le monde.