Fin de la grève à la Cour nationale du droit d'asile, malgré la déception des agents

Libération.fr
En septembre 2013, à la Cour nationale du droit d'asile à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Les rapporteurs de la CNDA, qui traitent les recours des demandeurs d'asile déboutés en première instance par l'Ofpra, étaient en grève depuis vingt-huit jours pour négocier de meilleures conditions de travail et d'instruction des dossiers.

Après vingt-huit jours de grève, les agents de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), qui instruit les recours des demandeurs d’asile, ont décidé de lever le mouvement. Depuis le 13 février, à l’appel de trois syndicats (FO, CGT et le Syndicat indépendant des personnels du Conseil d’Etat, affilié à l’Unsa Justice), les agents de la CNDA revendiquaient de meilleures conditions de travail et dénonçaient la précarité de certains agents contractuels. «Depuis plusieurs années, [la CNDA] s’est enfermée dans une logique comptable de l’asile qui fait primer le raccourcissement des délais de jugement sur la qualité de l’instruction des demandes et des décisions rendues», écrivaient en outre les organisations dans un communiqué diffusé au début de la grève. Ce mardi, ils ont repris le travail, même s’ils se disent insatisfaits de l’issue des négociations.

«Les agents ont considéré qu’il était opportun de lever la grève pour obtenir les petites choses que nous avions négociées [plutôt que risquer de les perdre]. Il a fallu une grève pour obtenir des choses qu’on réclame depuis deux ou trois ans. Mais au niveau de la charge de travail, les agents sont insatisfaits : ils demeurent à 325 dossiers par an», explique Sébastien Brisard, rapporteur à la CNDA et secrétaire général du Syndicat indépendant des personnels du Conseil d’Etat. Ces «petites choses» portent sur les décharges de dossiers en cas d’enfant malade ou de décès dans la famille, la mise en place d’un suivi psychologique pour les agents qui entendent à longueur de journée des récits de vie difficiles, ou encore la revalorisation salariale pour les contractuels, dont la rémunération reste inférieure à celle des titulaires, et qui comptent selon le responsable pour (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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