Fin du gaz russe : l’hydrogène et l’ammoniac bleu comme alternative de luxe ?

AP - Amr Nabil

Au moment où les pays européens cherchent à réduire leur dépendance au gaz russe, l’Allemagne mise en partie sur une source encore peu connue du grand public : l’ammoniac et l’hydrogène “bleu”, présentés comme plus écolo. À raison ?

Le bleu est le nouveau vert. Du moins pour les Allemands, dans leur recherche effrénée d’une alternative au gaz russe. Dans cette optique, une piste est de plus en plus souvent évoquée à Berlin – et qui apparaît, en plus, moins polluante : l’ammoniac et l’hydrogène bleu.

Pour être précis, il s’agit en fait de variantes, censées être moins polluantes, de l’ammoniac, déjà utilisé notamment pour la fabrication d’engrais, et de l’hydrogène. Des variantes qui pourraient constituer une alternative au gaz ou au charbon pour fabriquer de l’énergie.

50 nuances d’ammoniac

Les 25 et 26 septembre, le chancelier allemand Olaf Scholz ne s’est pas rendu dans plusieurs pays du Golfe uniquement avec l'objectif d’augmenter les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) qatari. Il s’est aussi entretenu avec des représentants des Émirats arabes unis et, surtout, d’Arabie saoudite pour évoquer des importations de cet ammoniac bleu, et des futurs partenariats pour la fabrication d’hydrogène écologiquement plus acceptable.

"On estime que l’ammoniac est responsable d’environ 2 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre”, résume Richard Nayak-Luke.


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